Cimetière américain
| Situation |
Au-dessus de la plage d'Omaha, dite la Sanglante, se trouve
aujourd'hui le plus important cimetière américain en terre normande. Ce
cimetière se trouve sur l'emplacement où a été créé le premier cimetière
militaire américain durant la seconde guerre mondiale, soit le 8 juin 1944 (2
jours après le débarquement). Le cimetière actuel compte 9 386 tombes ainsi
qu'une liste de 1 557 noms de soldats disparus durant le débarquement et la
campagne de Normandie.
C'est le point de départ idéal pour s'imprégner d'une atmosphère de
recueillement avant de descendre sur la plage d'Omaha qui est située juste en
contrebas.
L'emplacement du Cimetière américain de Normandie a été choisi en raison de sa situation historique au sommet d'une falaise dominant la fameuse plage d'Omaha qui fut le théâtre de la plus grande opération amphibie de débarquement de troupes de l'histoire.
9.386 militaires américains y sont inhumés, dont 307 soldats inconnus. Les dépouilles d'environ 14.000 soldats, initialement inhumés dans cette région, ont été rapatriés aux Etats-Unis, à la demande de leurs proches.
| Histoire |
L’American Battle Monuments Commission (A.B.M.C.), créée par le Congrès des Etats-Unis en 1923 est une agence indépendante, rattachée au pouvoir exécutif américain Elle a pour mission de conserver la mémoire des sacrifices et des exploits des Forces Militaires Américaines là où elles servirent depuis le 6 avril 1917, date de l’entrée des Etats-Unis dans la 1ère Guerre Mondiale. La Commission érige les monuments commémoratifs appropriés, construit et entretient à l’étranger les cimetières militaires et les mémoriaux américains; elle contrôle également la conception et la construction par des citoyens américains, ou des associations publiques ou privées américaines, de monuments et de stèles en territoire étranger, enfin, elle veille à l’entretien de tels ouvrages par leurs sponsors.
Ce cimetière, d’une superficie de 70 hectares, est l’un des quatorze cimetières américains de la deuxième guerre construits en terre étrangère. La libre disposition de ce terrain a été concédée à perpétuité par le gouvernement français au gouvernement américain.
Disposition générale. Le cimetière, dont les
allées principales sont disposées en forme de croix latine, est de forme
rectangulaire.
A l’intérieur du cimetière, au-delà du bâtiment de réception et occupant la
majeure partie de l’extrémité est, se détache un magnifique Mémorial en
demi-cercle, avec en arrière-plan le jardin du souvenir et le mur des
disparus. Vers l’ouest, le Mémorial fait face à un grand bassin, à deux mâts
où le drapeau américain flotte chaque jour, aux carrés des tombes et enfin à
la chapelle.
Le mémorial se compose d’une colonnade, d’une
grande statue en bronze et d’une loggia à chaque extrémité de la colonnade.
La statue en bronze de 7 mètres de haut, à l’intérieur du demi-cercle formé
par la colonnade, fait face aux carrés des tombes. Elle symbolise «L’Esprit
de la jeunesse Américaine s’élevant des flots». Deux parterres de fleurs
arrondis sont encastrés dans le sol derrière la statue.
Les loggias et les colonnades sont en calcaire provenant de la Côte d’or, les
plinthes et les marches en granit de Bretagne. Les murs intérieurs portent des
cartes de bataille gravées dans la pierre et rehaussés d’émaux de couleur.
Elles représentent «les Débarquements sur les plages de Normandie et le
Développement de la Tête de Pont», «les Opérations Aéroportées sur la
Normandie de mars à août 1944», «le 6 juin 1944, les Assauts Amphibies», et
«les Opérations Militaires dans l’Ouest de l’Europe, 6 juin 1944 – 8 mai 1945».
Une grosse urne en bronze sculptée de deux scènes
différentes en haut relief se trouve dans l’ouverture des murs de chaque
loggia.
La Chapelle, située au milieu des tombes, est en pierre de
Vaurion. Dès l’entrée, l’attention est attirée par l’autel de marbre noir et
or des Pyrénées «Grand Antique» et l’inscription qu’il porte sur le devant «JE
LEUR DONNE LA VIE ETERNELLE ET ILS NE PERIRONT JAMAIS». Derrière
l’autel, un haut vitrail l’éclaire d’une douce lumière dorée.
Au plafond, la mosaïque colorée symbolise l’Amérique bénissant ses fils lors
de leur départ par mer et par air pour la défense de la liberté, et une France
reconnaissante déposant une branche de laurier sur les Américains qui
donnèrent leurs vies pour libérer les peuples opprimés d’Europe.
Le Jardin des Disparus est situé derrière le
Mémorial. Sur son mur arc de cercle figurent, gravés dans la pierre, les noms
des 1557 disparus dans la région. Ils périrent au service de leur pays et
leurs dépouilles n’ont jamais été retrouvées ou formellement identifiées. Un
astérisque indique ceux dont les restes ont été retrouvés ou identifiés par la
suite, dont des frères jumeaux.
Ils venaient de 49 des 50 Etats de l’Union, du district de Columbia et Guam.
De larges feuilles de laurier sculptées séparent les plaques qui composent le
Mur des Disparus.
Les dix carrés des tombes, cinq de chaque côté de l’allée centrale, contiennent les dépouilles de 9387 soldats. Trois cent sept d’entre eux, dont les restes n’ont pu être identifiés, sont Inconnues. Trois sont décorés de la Médaille d’Honneur du Congrès et quatre femmes reposent là. Une étoile de David indique la tombe de ceux de confession juive, tandis qu’une croix latine surmonte la tombe de tous les autres. L’alignement parfait des tombes sur la pelouse vert émeraude merveilleusement entretenue inspire un sentiment inoubliable de paix et de sérénité.
Les plantations. Le cimetière est entouré à l’est, au sud et à l’ouest par des plantations importantes de pins noirs d’Autriche, parsemées de lauriers, de cyprès et de chênes verts.
Les allées du Jardin des disparus sont bordées de roses polyantha et des ormes ornent les pelouses.
Les architectes Harbeson, Hough, Livingston et Larson de Philadelphie, Pennsylvanie, ont dessiné le cimetière. Les urnes ainsi que la statue en bronze sont l’œuvre de Donald de Lue, de Leonardo, New Jersey. Markley Stevenson, également de Philadelphie, fut l’architecte paysagiste.
La construction du cimetière et du mémorial fut achevée en 1956 et la cérémonie d’inauguration eut lieu le 18 juillet de la même année Un autre monument commémore les exploits des Forces Américaines du VIIème Corps qui ont combattu pour la libération de la péninsule du Cotentin du 6 juin et 1er juillet 1944. Une colonne à base carrée en granit rouge entourée d’un petit jardin surplombe les dunes historiques d’Utah, l’une des deux plages utilisées lors de l’invasion de la Normandie en juin 1944.
| Vue aérienne |
| Galerie Photos |
Pas mal de monde, respectueux du lieu saint, à part quelques fauteurs de troubles asiatiques bruyants et irrespectueux à rire et manger, jetant à terre leur reste de chips...
Dans le cimetière même, atmosphère chaude, mais en allant vers la mer, le vent glacial se faisait sentir...
A notre arrivée, une petite délégation défilait...
